On voulait faire un festival ...

Alors au début, on s’était dit que ce serait chouette d’inviter des copains fanfarons et de passer un week-end entre fanfarons et de faire de la musique de fanfarons. Voir même de fanfaronner. Après il a fallu trouver une excuse pour faire ça. Y’a quelqu’un qui a dit qu’il faudrait trouver un nom, et quelqu’un à répondu Robert. Très drôle. On avait toujours pas de nom. L’autre a insisté et a proposé Gérard. On l’a ignoré. Alors trouvons d’abord la raison. Quelqu’un a chanté oui mais c’est sa raison d’être, on a dit dehors Michel, il a répondu mais non c’est Pascal. Un ancien s’est levé, a fourré sa pipe, a toussoté, et puis nous a dit que ça faisait 10 ans ya 8 ans qu’on avait été créé. On a dit ça tombe pas juste. Il a dit c’est les clarinettes qui sont pas justes. On a acquiescé. Et puis quelqu’un a dit je me rappelle de la date de l’armistice parce que c’est 1918. Quelqu’un a dit ouais c’est mon code d’immeuble, on a dit c’est pas secure, il faut solutionner (oui, nous sommes la startup nation). Du coup, on avait trouvé, ça fait 100 ans, on est des poilus. Il y avait mieux, mais il y avait pire.

... alors on a fait un festival

C’était parti, chacun a mis la main à la pâte, et forcément on a eu des gâteaux, mais pas que. Pleins de bénévoles, certains c’était des belges, d’autres des frères, d’autres des papas, mais pas les trois, dommage on a raté une blague. Un festival, deux supers scènes faites maison, un drapeau, des jeux, des olympiades avec des règles plastifiées, une coupe, 8 fanfares et à manger pour 130 fanfarons, dont un qui mange pour 3 mais on dira pas que c’est Fredo. On a fait le before, le pendant, et le après. C’était la fête — pas de chapeau pointu mais Chapon pas vu. Plein de gens sont venus voir ça, des anciens poilos sont venus, tout le monde a bien joué, on a pensé à Toto, c’était un festival, c’était bien.

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